1342/3 - L'aggressione all'ex Capitano Marini

La sera del 10 marzo 1920, l'ex Capitano dell'Esercito italiano Giovambattista Marini, mentre rincasava in compagnia di amici, veniva aggredito e ferito da sconosciuti a Innsbruck, dove si era recato per lavoro e dove riceveva le prime cure mediche nell'ospedale cittadino. Essendo rimasto invalido per la perdita di un occhio e per lesioni permanenti all'altro, nel luglio successivo decideva di rivolgere al Console italiano ad Innsbruck, Piovana del Sabbione, una richiesta di risarcimento, che veniva trasmessa nel gennaio 1921 al Ministro degli Esteri austriaco, Mayr, il quale tuttavia, con Nota Verbale del 12 maggio successivo, respingeva la richiesta. Il 18 maggio 1923, il Ministro degli Esteri ad interim, Mussolini, rispondeva all'interrogazione del Deputato Braschi ai Ministri degli Affari Esteri e del Tesoro «per sapere quale azione abbiano svolto e quale forma di soddisfazione e indennità intendano far concedere all'ex Capitano Giovanni Battista Marini» (AP, CD, Discussioni, tornata 18 maggio 1923, p. 9140). Mussolini affermava quanto segue:

«Anche ammesso che l'aggressione fosse stata determinata da brutale malvagità ed anzi da odio politico, si tratterebbe sempre di un reato comune che dà diritto al risarcimento dei danni contro i colpevoli ma non contro lo Stato. L'infruttuosità delle ricerche della polizia neanche può attribuirsi a negligenza od inerzia della stessa, quando si pensa che l'aggressione avvenne nell'oscurità della notte e di essa venne sporta denunzia tre mesi dopo. L'unico elemento certo di colpa e quindi di responsabilità sarebbe a carico del sanitario che prestò le prime cure al ferito e che per legge avrebbe avuto il dovere di denunziare il reato malgrado la contraria volontà della parte lesa. Ma qui si deve osservare che il medico non era un funzionario, non rivestiva una pubblica autorità; quindi non si saprebbe come far risalire allo Stato la responsabilità sua personale». (ibidem, pp. 9140-9141)

Tuttavia, il 16 agosto 1924, il Ministro d'Italia a Vienna, Chiaramonte Bordonaro, inviava al nuovo Ministro degli Esteri austriaco, Mataja, la seguente Nota Verbale che, richiamando i precedenti, osservava:

«Le Ministère Fédéral [?] répondait à la Légation Royale que le Gouvernement de la République ne croyait pas pouvoir accorder l'indennité demandée, vu que l'agression dont il s'agissait n'avait pas été immédiatement dénoncée, ce qui avait rendu infructueuse toute recherche des coupables. Au mois de Juillet 1923 les auteurs de l'agression ont toutefois pu être identifiés et au cours de l'instruction qui a été ouverte par devant l'autorité judiciaire de Innsbruck le Procureur d'Etat M. Moll a déclaré au Consul d'Italie dans ladite ville que [?] ont peut déjà affirmer que l'agression contre le capitaine Marini n'a pas été provoquée par des raisons d'ordre privé. Tout porte à croire jusqu'ici, et un des auteurs de l'attentat l'aurait déjà avoué, que M. Marini n'a été attaqué et blessé que comme italien pour des raisons de haine politique. Quant au retard de la dénonciation, la Légation Royale se permet de faire observer que ce n'est pas à M. Marini, reçu à l'hôpital presque évanoui et pour longtemps ignare de ses véritables conditions, qu'on peut reprocher de ne pas avoir informé la Police de l'incident. C'est, plutôt, les autorités sanitaires qui en avaient eu connaissance dans l'exercice de leurs fonctions, qui auraient eu le devoir de procéder à la dénonciation formelle, en conformité des dispositions de la loi pénal autrichienne. La responsabilité des autorités autrichiennes dans cette déplorable affaire semble de toute façon hors de doute. C'est pourquoi la Légation Royale a l'honneur d'attirerer de nouveau l'attention du Département des Affaires Etrangères sur la question de l'indemnisation que M. Marini croit avoir le droit de réclamer du Gouvernement de la République et elle a confiance que les Autorités fédérales, après avoir pris connaissance des resultats du procès de Innsbruck, ne refuseront pas de la règler de la façon la plus favorable». (Nota Verbale presentata da Chiaramonte Bordonaro a Mataja, Vienna, 16 agosto 1924, ASE, P 1919-30, 861)

Il 26 gennaio 1926, Mataja rispondeva nei seguenti termini:

«Le Gouvernement autrichien ne peut s'en considérer responsable, vu que, d'après les principes du droit international, les délits et les crimes commis contre des ressortissants étrangers n'entraînent aucune responsabilité pour l'Etat où ils se sont passés, sauf l'obligation de rechercher et de poursuivre les coupables avec la même rigueur que si les victimes en étaient des indigènes. Or de ce chef, rien n'a été négligé. [?] L'obligation des institutions sanitaires de faire una dénonciation dans des cas analogues, a été statuée dans l'intérêt public. Si le particulier interéssé veut demander des dommages et intérêts à l'auteur du méfait, c'est à lui de faire une prompte dénonciation». (Nota Verbale consegnata da Mataja a Chiaramonte Bordonaro, Vienna, 16 agosto 1924, ibidem)

Vedi anche

AP, CD, Discussioni, tornata 18 novembre 1922, p. 8518.;