1365/3 - L'eccidio di Janina

A seguito dell'eccidio della missione Tellini a Janina e dell'occupazione di Corfù da parte delle truppe italiane, la Conferenza degli Ambasciatori deliberava, il 5 settembre 1923, lo svolgimento di un'inchiesta e, l'8 settembre, indirizzava al Governo greco una serie di richieste di riparazione [1] . Il 14 settembre 1923 la Conferenza inviava poi al Governo greco la seguente nota:

«La Conférence, ayant pris acte de l'acceptation par le Gouvernement Hellenique des conditions énoncées dans la note qui lui a été remise le 8 septembre, ayant pris acte également de la demande que lui a adressée ce Gouvernement concernant l'évacuation de l'île de Corfou, ayant d'autre part pris connaissance de la lettre du Ministre de Grèce à Paris en date du 11 septembre concernant, en particulier, le versement de 50 millions à la Banque Nationale Suisse, dans les conditions stipulées, a l'honneur de porter à la connaissance du Gouvernement Hellénique que les Gouvernements Alliés sont aussi soucieux que le Gouvernement Hellénique de mettre fin le plus tôt possible à la situation anormale crée par l'attentat du 27 août, et que l'évacuation de Corfou sera effectuée lorsque les conditions fixées dans la note du 8 septembre auront été exécutées de la manière suivante: [?] 5) la Commission de contrôle intéralliée commencera ses travaux le 17 septembre à Janina. Cinq jours au plus après son arrivée elle rendra compte télégraphiquement de ses premières constatations. Au cas où les coupables n'auraient pas encore été découverts elle fera connaître les conditions dans lesquelles s'est effectuée leur recherche. Sur le vu de ce rapport la Conférence constatera si la cinquième condition de sa note du 8 septembre [2] peut être considérée comme remplie. Dans le cas où cette condition ne serait pas remplie comme le Gouvernement italien a fait savoir qu'il était décidé, en toute éventualité, à évacuer Corfou le 27 septembre, date fixée par la Conférence des Ambassadeurs pour la clôture de l'enquête hellénique, la Conférence se réserve de faire connaître à la Grèce les mesures d'autre nature qui pourront être prises à son égard, par les Puissances Alliées, à titre de coercition ou de pénalité. Ces dernières mesures pourront consister, notamment, dans le versement à l'Italie d'une somme de 50 millions de lires italiennes [?]. (Nota della Conferenza degli Ambasciatori, Parigi, 14 settembre 1923, in Romano Avezzana a Mussolini, Parigi, 14 settembre 1923, ASE, P 1919-30, 716)

Il 15 settembre 1923, il Delegato italiano alla Conferenza, Romano Avezzana così telegrafava al Ministro degli Esteri ad interim, Mussolini:

«Nella formula adottata occorre che la diligenza greca sia unanimamente constatata dalla Commissione di controllo. La Conferenza è già impegnata a comminare l'ammenda di 50 milioni quando questa constatazione non possa aver luogo. La Conferenza è un corpo politico atto a misurare le conseguenze di una interpretazione che violasse lo spirito dell'impegno preso». (Romano Avezzana a Mussolini, Parigi, 15 settembre 1923, h. 21.35, ibidem)

Il 22 settembre, la Commissione inviava alla Conferenza degli Ambasciatori il rapporto sull'inchiesta, in cui, tra l'altro, era detto che

«Les constatations faites jusqu'ici ne sont pas encore assez complètes pour permettre aux commissaires d'apprécier si le Gouvernement grec doit être rendu responsable des négligences relevées, ou si ces négligences résultent de l'organisation défectueuse, l'administration de la police disposant seulement de moyens peu perfectionnés d'investigation criminelle». (All. G a Conferenza degli Ambasciatori, CA 231, Parigi, 25 settembre 1923, ASE, CPV, 318)

La Conferenza degli Ambasciatori discuteva il rapporto nella seduta del 25 settembre. Mentre per il Delegato britannico, Crewe, esso non dimostrava che il Governo greco era stato colpevole di negligenza, Romano Avezzana si pronunciava invece nei termini così riportati dal verbale della seduta:

«Le Baron Romano Avezzana prie la Conférence de bien vouloir examiner [ce] passage de la note adressée à la Grèce: "si à cette date du 27 septembre, les coupables ne sont pas découverts, et s'il n'est pas établi que le Gouvernement grec n'a commis aucune négligence, la Conférence infligera aux grecs, à titre de pénalité, une amende de 50 millions de lires". La Conférence n'a pas certainement pas oublié la discussion dont ce texte a été l'objet, et notamment l'insistance que le Baron Romano Avezzana a apportée à exiger que l'on conservât [?] un tour négatif à la phrase suivante: "s'il n'est pas établi que le Gouvernment grec n'a commis aucune négligence". Il entendait ainsi marquer, et la Conférence l'a reconnu avec lui, qu'il pesait sur le Gouvernement grec une présomption de culpabilité. Cette phrase met le fardeau de la preuve à la charge du Gouvernement grec. Pour que le Gouvernement grec soit reconnu coupable, il suffit qu'il ne parvienne pas à établir qu'il n'a commis aucune négligence. Le Baron Romano Avezzana, reprenant le rapport de la Commission Interalliée de contrôle en Epire, s'attache ensuite à établir que les termes de ce rapport permettent à la Conférence d'infliger au Gouvernement grec la pénalité prévue: [...] [l]e rapport de la Commission d'enquête relève formellement que des manquements ont été relevés dans la conduite de l'enquête; [...] [p]lusieurs négligences ont été relevées en ce qui concerne la recherche des coupables». (Conferenza degli Ambasciatori, CA 231, Parigi, 25 settembre 1923, ASE, CPV, 318)

Nella successiva seduta del 26 settembre 1923, la Conferenza degli Ambasciatori decideva di chiedere al Governo greco l'immediato pagamento della somma.

Note

[1] Vedi nota precedente.
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[2] «Le Gouvernement hellénique prend l'engagement d'assurer dans toutes les conditions de célérité désirables la recherche et le châtiment exemplaire des coupables» (Nota Verbale della Conferenza degli Ambasciatori presentata da Cheetham, de Marcilly e Montagna a Alexandris, Atene, 8 settembre 1923, all. a Montagna a Mussolini, Atene, 10 settembre 1923, ASE, P 1919-30, 1222).
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