153/1 - Il riconoscimento del Regno d'Italia da parte della Spagna

Al Governo spagnolo che intendeva motivare il riconoscimento del Regno d’Italia con l’avvenuta stipulazione da parte dell’Italia e della Francia della Convenzione del 15 settembre 1864, perché ravvisava in tale convenzione la rinunzia dell’Italia a fare di Roma la propria capitale, il Ministro degli Esteri, La Marmora, opponeva queste considerazioni:

«Il me suffira à cet égard de dire que le Gouvernement du Roi regarde la reconnaissance d’un Etat par l’autre comme n’ayant pas elle-même ni plus ni moins de portée que le rétablissement pur et simple entre eux de relations diplomatiques régulières et comme ne pouvant en aucune façon avoir pour effet de lier la politique de l’un des deux Gouvernements à celle de l’autre.
Il ne peut y avoir lieu là-dessus à aucune difficulté entre l’Italie et l’Espagne.
Vous m’écrivez encore […] que le Gouvernement Espagnol désire baser, dans ses communications officielles, sa résolution de nous reconnaître sur le fait de la conclusion de la Convention du 15 septembre. Pour ne donner lieu à aucune équivoque je crois convenable d’établir à cet égard deux points qui ne sauraient, selon moi, être contestés.
En premier lieu, vous savez [...] que les autres puissances catholiques qui nous ont reconnu ont parfaitement senti qu’au point de vue des intérêts religieux, elles n’avaient aucune explication à nous demander sur notre attitude envers le Saint Siège, les faits ayant assez prouvé que ces intérêts ne sont en aucune façon compromis par la reconstitution de l’unité de l’Italie.
En deuxième lieu j’observerai que la question d’occupation territoriale réglée entre l’Italie et la France par la Convention du 15 septembre, les intéressait l’une et l’autre exclusivement, et que cette même convention a été conclue entre les deux parties contractantes en dehors de toute ingérence de la part d’autres puissances».
(La Marmora a Cavalchini, Firenze, 5 luglio 1865, ASE, 471)